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[Scion] Les Coulisses de la Symphonie

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[Scion] Les Coulisses de la Symphonie

Message par Dr. Bard le Lun 5 Sep - 21:06

Aujourd'hui, Vivek Borrha se sentait particulièrement bien. Sortant de son travail dans les rues de Delhi, il venait de décrocher une fameuse promotion à son travail, quelque chose qui allait radicalement augmenter le niveau de vie de son fils et de lui-même : travailler dans le nucléaire privé était, de toutes façons, une idée gagnante et prometteuse pour qui savait se jeter sur les opportunités. D'autant plus que la paie était déjà très bonne.
Accrochant son vélo au portail de son logement, il inséra sa clé dans la serrure en sifflotant ; si tout se passait comme d'habitude, alors la baby-sitteuse avait laissé Adri dormir dans sa chambre à l'étage, ce qui signifiait qu'il pourrait se détendre dans le salon sans culpabiliser. Cependant, lorsqu'il entra dans ladite pièce après avoir retiré son manteau, Vivek remarqua... Quelqu'un dans son salon, assis sur un des fauteuils des invités. Etrange bonhomme, aux cheveux poivre et sel qui, passé le sursaut de base, ne laissa même pas le temps à Vivek de répliquer : "Bonjour monsieur Borrha ! Ca tombe bien, je vous attendais, la porte était ouverte.
- Qui... Qui êtes vous ? Que faites-vous ici ? Est-ce qu'Adri est...
- Dans l'ordre : je m'appelle Rachid, je tenais à vous parler de votre travail, et ne vous en faites pas, votre fils est toujours dans son lit. Vous voulez à boire ? Bah, de toutes façons pourquoi je vous demande, c'est votre maison après tout."
Le dénommé Rachid ouvrit alors le meuble à côté de son fauteuil et sortit deux verres, ainsi qu'une petite bouteille de whisky, tandis que Vivek s'assit sur un autre fauteuil, interloqué, et prit le verre. "Bien, heu... Pourquoi voulez-vous me parler de mon travail ?
- Eh bien, mon cher Vivek, j- "Ne me tutoyez pas, s'il vous plaît. Ca me met mal à l'aise de la part d'un inconnu tel que vous... D'ailleurs comment connaissez-vous mon travail au point de vouloir m'en parler ?
- Eh bien, on m'a donné quelques renseignements sur vous... D'autant plus que je suis le fils du fondateur de votre entreprise. Bien, pour en revenir à cela... Je voudrais que vous démissionnez."
La nouvelle fit hoqueter Vivek de surprise. "Pardon ? Je viens juste d'être promus à un poste important et vous me demandez de jeter cela aux ordures ?"
- C'est exact, Vivek. Je n'attendais pas une déduction moindre d'un esprit brillant comme le vôtre."
Rachid dit cela avec une telle allégresse que son interlocuteur, ayant l'impression que Rachid se fichait de lui, bondit sur lui et, mû par l'adrénaline, lui asséna un violent coup de poing qui repoussa Rachid dans son fauteuil, tout en éclaboussant son nez d'une gerbe de sang. Toutefois, il semblait toujours aussi serein."Allons, allons, calmez-vous ! Je ne vous ai pour l'instant rien fait de mal !" Ignorant le "pour l'instant", Vivek se rendit compte de l'impolitesse qu'il venait de commettre par impulsion, et se repositionna calmement dans son fauteuil, cherchant à éviter le contact visuel avec cette personne décidément troublante, qui n'exprimait aucune émotion négative alors qu'il venait de se faire frapper dans le visage. "Continuez. Cela ne m'intéresse pas, mais continuez.
- Merci, Vivek
, fit Rachid en épongeant le sang de son visage avec un mouchoir sorti de sa poche. "Voyez-vous, vous ne travaillez pas pour les meilleures personnes qui soient, et les bénéfices que vous faites engranger à mon père sont utilisés à des fins mauvaises. Une personne vive d'esprit comme vous ne saurait tarder de retrouver un travail si il le quittait, en plus du fait que cela ne pourrait qu'alléger vos tracas futurs." Vivek ne comprenait décidément pas ce que lui voulait Rachid, malgré le fait qu'il répondit posément : "Désolé, mais cette offre ne m'intéresse pas. Je ne vois pas ce que j'aurais à y gagner." Rachid eut alors un sourire inquiétant : il semblait que cette réponse l'intéressait particulièrement. "Permettez que je vous le montre alors." Il se rapprocha de Vivek, avant de lui toucher le front : aussitôt celui-ci eut la vision de Rachid montant les escaliers pour ouvrir doucement la porte de la chambre d'Adri. Le récupérant alors que celui-ci, comme tout enfant de cinq ans, dormait à poings fermés, il se dirigea vers les escaliers, eut un mouvement de balancier en comptant jusqu'à trois, et à trois... "Noooon ! Qu'est-ce... Que... Comment ?" Vivek était paniqué, tant par ce qu'insinuait la vision que par cette manifestation en elle-même. Rachid resta simplement calme. "Ceci était un avertissement, monsieur Borrha. Un avertissement comme une menace. Sur ce, bonne journée." Et, laissant un Vivek Borrha paralysé par l'incompréhension, il se leva, épousseta ses vêtements, et repartit au dehors.

Une fois dehors, Rachid respira à pleins poumons. Sortant alors son téléphone, il envoya un SMS de confirmation à son équipe : C'est bon, le nouvel ingénieur-chef de l'entreprise de Chandra est convaincu. On va bientôt pouvoir suffisamment les affaiblir pour lancer un assaut. Puis il regarda sa montre : dans exactement trois minutes si tout se passait comme prévu, Vivek allait se précipiter vers l'étage, avant de retrouver dans son lit un Adri inconscient, ensanglanté par une chute d'escaliers violente.
Hé, jamais il n'a dit qu'il s'agissait d'une vision du futur.
Reposant son téléphone, Rachid eut un petit rire, respira à nouveau à pleins poumons, et retourna dans la rue. Aujourd'hui était une bonne journée.

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Partie 1B : Rancune pour un Salon

Message par Dr. Bard le Lun 5 Sep - 22:32

Quelques heures plus tard, Rachid se trouvait dans la rue, un sandwich à la main, à attendre sur un banc, regardant la Lune comme toute occupation. Le fait d'être mélangé à cette masse grouillante d'insecte que sont les mortels le dérangeait toutefois, mais il avait besoin d'être ici pour un futur rendez-vous administratif avec les autres Scions de son contingent afin de faire un point sur les dissuasions de mortels embauchés dans les entreprises Titaniques. Et puis, le fait qu'il fasse presque nuit permettait d'avoir une rue moins bondée que d'ordinaires, ce qui facilitait un peu la tâche.
Perdu dans ses pensées, il fut cependant interrompu par un mendiant qui s'approchait de lui : un borgne, éclopé, portant un vêtement de corps blanc crasseux, le secoua et lui demanda avec insistance : "Hé, vieux ! T'aurais pas un peu d'argent en trop ? Allez, juste quequ' roupies, ça te fera pas d'mal pour aider un vieillard comme moi !" Importuné, Rachid détourna les yeux de la Lune, et, regardant le mendiant dans l'oeil, lui lança férocement : "Tu veux des roupies ? Ben trouve un travail, clochard !"
Grave erreur. Le mendiant soutint son regard, vrillant même les nerfs de Rachid par sa simple force de volonté. Il cligna de l'oeil, et tout devint noir pour Rachid.
Lorsqu'il se réveilla, il reconnut son propre salon... Enfin, ce qu'il était AVANT que l'appartement ait été détruit par la bataille avec Finola ; à présent l'endroit était en cours de réparations, ce qui, avec la nuit, rendait l'ambiance encore plus sinistre. Regardant plus autour de lui, il remarqua que le mendiant de tout à l'heure était assis sur une chaise, le fixant d'un regard narquois, avant de coasser : "Rachid Bhargavi. Non, ne dit rien, de toutes façons ça ne ferait qu'une redite de ton entretien de cet après midi, avec toi dans le rôle de Vivek. Maintenant laisse moi finir : tu as du potentiel, mon cher Orion. Et tu m'es très intéressant. Aussi, je voulais te proposer quelque chose qui pourrait tout deux nous profiter. Dis moi, mon petit... Question rhétorique, as-tu une personne que tu détestes réellement ?"
- Tu arrives un peu tard pour me demander ça, vieillard. Elle est morte par ma main il y a quelques jours... Après avoir causé les dégâts que nous constatons ici."
Ayant surmonté sa curiosité, Rachid parla, désignant d'un geste l'intégralité du salon dévasté. "D'ailleurs, si on pouvait accélérer, je dois retrouver mes collègues, et...- Pas la peine, ils arriveront en retard de quinze minutes à cause d'un accrochage d'un bus, et trois d'entre eux seront absents pour cause d'urgence. Nous avons tout notre temps." Le mendiant toussa une fois de plus, semblant s'éclaircir une voix enrouée depuis des décennies, tout en sortant d'une poche interne de ses vêtements une photographie qu'il tendit à Rachid. "Et pour en revenir à notre affaire... Jette un oeil à cette photo." Rachid récupéra donc le papier, essayant d'ignorer l'odeur âcre qui s'en dégageait, avant de regarder la photo de plus près : cela semblait prendre place dans un bar. Cinq soldats en équipement surveillaient fortement leurs prisonniers, uniquement vêtus de chaînes : trois inconnus, et... "Finola, fit-il dans un accent de haine. Ce n'est pas une photo ancienne ?
- Non. Et je peux te le jurer, j'y étais.
- Mouais, admettons. Et c'est quoi le rapport avec vous ?
- Je te propose de la retrouver bientôt. Et cette fois, elle sera à ta merci ; pas de miracle la faisant sortir de piste, non, cette fois, tu pourras te libérer l'esprit de cette obsession qui te hante. Et d'une manière que tu n'oublieras pas de sitôt !"
Rajouta enfin le mendiant avec une pointe d'esprit. Puis il se leva, et se dirigea vers la fenêtre. "Ton portable est activé pour envoyer un message à un numéro bien précis. Tu n'auras qu'à écrire à celui-ci lorsque tu seras décidé. Sur ce..." Rachid tenta de se diriger vers lui, mais avant même d'avoir pu arriver à cinq mètres, il vit le mendiant basculer de lui-même par la fenêtre, tombant au dehors.
A ceci près qu'en se penchant par la fenêtre, Rachid ne vit aucun corps au dehors. Interloqué par ce qu'il venait de voir, il sortit son téléphone : comme l'avait prédit l'étranger, trois messages le prévenaient d'un retard de la majorité des membres de son équipe, de l'absence de trois d'entre eux... Et un certain message.

Message :

Sans trop réfléchir, Rachid répondit.
Deux fois Finola lui avait survécu, désormais il était prêt à faire tout le nécessaire pour que la troisième n'arrive pas. Quitte à devoir y rester, autant que ce soit sur un bon souvenir.


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Partie 2A : Le Maître d'Armes

Message par Dr. Bard le Lun 12 Sep - 21:12

[Cambridge, pleine nuit]
L'usine était déserte lorsque "Gal" s'en approcha. Encore heureux, se disait-il : vu ce qu'il avait prévu de faire, mieux valait que personne ne le remarque. D'une poigne assurée, il souleva le lourd rideau de fer permettant l'entrée, laissant un passage suffisant pour laisser passer un homme, avant de tourner la tête et de faire un petit signe du pied.
De la pénombre sortirent alors ses alliés, trois personnes du commun que Gal avait pris sous sa protection en échange de services ; il faut dire qu'avec sa musculature digne des meilleurs sportifs et son aisance sociale, il était difficile de lui refuser quoi que ce soit, bien qu'il n'ait jamais levé le poing contre quiconque ne l'ayant pas mérité. Une fois son signe remarqué, ceux-ci arrivèrent alors, suivant Gal en portant de longues cordes et d'énormes sacs utilisés habituellement pour le transport du matériel de sport ; lorsque tous furent passés, Gal reposa doucement le rideau. "Messieurs, nous y sommes. N'oubliez pas d'allumer la lumière, s'il vous plaît, le générateur de courant étant dans le second couloir à droite." Ils s'exécutèrent : à présent, Gal pouvait parfaitement observer l'endroit où il se trouvait : comme il le souhaitait, il se trouvait bel et bien dans une usine de charcuterie. De la poche de son jogging, il sortit un plan tracé à la main de l'intégralité des lieux, des informations qui lui avaient coûté cher mais qui allaient bientôt porter leurs fruits. Il fut cependant interrompu par un de ses acolytes, qui s'approcha de lui avant de lui demander de façon respectueuse : "Monseigneur, que devons-nous faire maintenant ?" Gal soupira, tout en cependant portant la main sur son épaule. "Dirk, mon ami... Ne m'appelez pas comme cela. Il est vrai que je vous ai été secourable par les temps passés, mais... Monseigneur n'est décidément pas un titre que j'apprécie. Alors si vous souhaitez me faire plaisir, contentez-vous de m'appeler Gal, malgré tout ce que vous pourriez penser de positif sur moi.
- Bien, monsieur Gal.
- Merci. Pour répondre à votre question, il y a normalement à l'étage une chambre froide dans laquelle repose des carcasses de porc, comme indiqué sur ce plan. Je voudrais que vous alliez les chercher pendant que nos autres camarades les accrochent au plafond à l'aide de nos cordes. Une fois que leurs réserves seront vides, vous pourrez tous partir, et je m'occuperais du nettoyage.
- D'accord... Il y a certainement plus simple pour faire ce que vous souhaitez, mais... Après tout ce que vous avez fait pour moi, je ne peux pas vraiment vous juger. A vos ordres donc."
Le dénommé Dirk se dirigea vers les escaliers menant à la chambre froide, tandis que les deux autres acolytes de Gal récupérèrent les cordes pour les accrocher au plafond de l'étage. Pendant ce temps, Gal se dirigea vers les sacs et s'accroupit pour les ouvrir : l'ouverture de leur fermeture éclair laissa voir plusieurs kilos d'armes blanches : couteaux, épées courtes, épées bâtardes, haches, masses d'armes, fléaux... Et même une lance d'armes en kit. Son visage s'éclaira d'un sourire. "Parfait. Maintenant que j'ai tout l'équipement, commençons l'entraînement."
Saisissant ainsi une hache d'armes et la faisant tournoyer entre ses doigts, il se dirigea vers la première carcasse, désormais prête : tournant autour d'elle dans le but de chercher une faille dans la garde d'un ennemi imaginaire, il se jeta soudainement sur le côté en posture de combat, avant de frapper de taille le cadavre de porc, qui s'effondra. Sans lui laisser un seul répit, Gal la retourna d'un coup de pied avant de bondir par dessus, décapitant le corps d'un coup d'estoc.
Se relevant, Gal s'épousseta : "Humpf. Efficace... Mais pas encore assez. Contre ce chien de Talaus, je dois maîtriser chaque arme à la perfection, ou bien je mourrais en tentant de laver l'honneur.
Envoyez la carcasse suivante !"


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Partie 2B : Adouber pour se venger

Message par Dr. Bard le Mar 13 Sep - 21:16

Gal étendit un dernier coup de masse sur le corps sanguinolent du dernier porc attaché dans l'usine. Il avait passé toute la nuit à perfectionner ses passes d'armes, et la fatigue n'était rien face à sa détermination.
Ses camarades étaient déjà partis depuis longtemps ; ne restait plus que lui, ainsi que le broyat de viande porcine répandu autour de lui. "Bien... Très bien. A présent, remboursons ces pauvres gens pour cet entraînement qui a vidé leurs stocks." Il sortit donc une bourse de son sac, l'ouvrit pour constater qu'il y avait effectivement pour quelques kilos de pièces anciennes en or, et posa celle-ci sur une table.
Eteignant la lumière, et rangeant ses armes, il s'apprêta alors à partir lorsque... "Hé, vous, là bas ? Seriez-vous en plein acte de vandalisme ?" Un faisceau de lampe torche se braqua sur Gal, qui fut instinctivement troublé : il n'y a aucun garde ici la nuit, et l'heure d'ouverture n'était pas encore passée, alors... Que faisait cet homme ici ? Il le regarda, dans le but d'espérer découvrir qui était cet inconnu : celui-ci portait les insignes de sécurité privée sur l'épaule, une lampe de torche, et une casquette d'agent de la sécurité cachant une hideuse coupe au bol ; son uniforme, d'un blanc pur, semblait presque noir avec le contre-jour. Voyant mieux qui était Gal, il s'approcha, éteignit sa torche et ralluma la lumière : "Oh... Je ne vous avais pas reconnu. Mes salutations, monseigneur Gal."
- Ecoutez, je ne sais pas qui vous êtes, ni comment vous savez mon nom, mais juste : ne m'appelez pas Monseigneur. S'il vous plaît.
- Oh, mais pourtant... Vous le méritez, a contrario de ce nom... Voulez-vous d'ailleurs que je vous appelle comme ceci ?
- Non ! Ca non plus, je ne le mérite plus !
- Si. Non. Si.  Non.
- C'est très puéril, vous savez ? Je peux être patient, mais... Stoppons provisoirement d'aborder ce thème."
Gal ne put s'empêcher de frémir tant de curiosité que de fatigue envers le nouvel individu ; celui-ci, se déplaçant en direction des sacs de sport, avant de sortir une épée longue de facture différente des autres. "Gal, mon ami, vous n'avez pas utilisé cette arme. Je suis curieux de savoir pourquoi, ainsi que pourquoi vous utilisez des carcasses suspendues au lieu de simples punching-balls.
- Les porcs représentent mieux un corps humain dans la texture qu'un cylindre de cuir. Et je ne pensais même pas avoir amené ce vestige du temps passé avec moi. Pourquoi voulez-vous savoir cela, d'ailleurs ? Nous nous connaissons à peine !"
Le garde de nuit pris une grande inspiration et répondit : "Voyez-vous, mon cher, il se trouve que j'aime beaucoup les tragédies, par l'idée des catharsis... Et, pour le prix d'une belle histoire se déroulant sous mes yeux, je serais prêt à vous aider. Restaurer votre dignité tout en vous donnant des petits coups de pouce, au point que vous pourriez égaler l'intégralité de vos anciens camarades. Et vous pourrez écraser Talaus sans le moindre souci, ni craindre davantage pour ceux que vous aimez." A ces mots, les yeux de Gal s'illuminèrent d'un espoir fou : et, la langue déliée, il commença à raconter, chaque phrase étant proférée avec plus de violence et de haine.
"C'était il y a cinq jours. Il est venu avec des amis à lui... Et sans que je ne comprenne ce qui s'est passé, les portes de l'Enfer se sont abattues sur nous. En deux heures, vinrent la guerre, la débauche, la trahison, la corruption et la destruction tant de l'ordre que des symboliques. C'est un fou, un dément guidé par on ne sait quel démon, qui a publiquement déshonoré l'honneur de mes anciens compagnons, notre credo, nos symboles, mes origines, et surtout ma Dame ! Il m'a enfin forcé à l'exil après avoir profané des mensonges à mon égard, avant de partir impuni... Est-ce là une raison suffisante pour réclamer vengeance ?" Cette phrase avait presque été criée, tant Gal semblait haineux envers Talaus.
- Oui." Le garde de nuit souriait, répondant calmement à la fougue à présent impétueuse de Gal. "Accroupis toi, s'il te plait." Une fois que Gal se fut exécuté, l'inconnu récupéra l'épée, et la plaça sur ses épaules : "A présent, tu es sous ma protection, et j'absous toutes tes pertes de dignité ; tu es à nouveau libre de porter tant ton ancien nom que les armes, tandis que je te fournirais le reste. Puisses-tu reprendre confiance en toi et terrasser ce dénommé Talaus que tu hais tant... Lancelot du Lac !"


Dernière édition par Dr. Bard le Jeu 15 Sep - 19:00, édité 1 fois

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Partie 3A : la Fille du Quetzal

Message par Dr. Bard le Jeu 15 Sep - 18:55

Note informative :
Cette partie sera plus longue que les autres. Pourquoi ? Eh bien parce que le Psaume en rapport avec le personnage présenté ici s'est terminé drastiquement plus tôt, laissant donc plus de choses à introduire.

Mexico, aube

"Une fois de plus, le Cinquième Soleil se lève... Une fois de plus, le labeur doit être accompli. Il reste juste à savoir encore combien de temps chacune de ces phases durera." Cela était exactement ce que se disait Mariquita Carno en se levant, réveillée par les beuglements de son réveil.
Après une rapide toilette et un café avalé en vitesse, elle prit le temps de finir sa prière quotidienne avant de récupérer le papier sur lequel elle avait inscrit son travail du jour afin de ne pas l'oublier : "Aujourd'hui : les frères Nazario... Cinq cent cinquante mille chacun ? Woah !" Siffla-t-elle d'admiration en lisant à voix haute, par habitude. "Bon, raison de plus pour finir ça au mieux, on se bouge !" fit-elle comme pour elle-même en récupérant l'étui à guitare d'ébène reposant sur sa table, avant de quitter les lieux.
Sur le chemin, passant des quartiers de la classe moyenne aux favelas, la femme arriva jusqu'aux quartiers huppés : c'est là que devaient se trouver les frères Nazario, responsables du plus grand cartel de drogue actuel de la ville ; elle regarda sa montre. Cinq heures douze. *Parfait. A cette heure-ci, ils doivent se trouver dans la salle de réception la plus prestigieuse, celle avec cabaret, orchestre, et casino... Ils ne craignent décidément plus la police depuis des lutres, c'est donc une aide garantie pour moi.*, pensa-t-elle en souriant intérieurement et en se dirigeant vers l'entrée de ladite salle. Prévisiblement, des vigiles de sécurité l'arrêtèrent : "On rentre pas, madame. C'est privé ici." Mariquita répondit simplement : "Bonjour messieurs, je sais qu'il s'agit d'un endroit privé, mais je suis là en tant que musicienne. Voici mes papiers, ainsi que mon contrat de travail..." fit-elle en montrant de faux papiers, "Et mon seul bagage." En ouvrant son étui, révélant une guitare de couleur ébène. Voyant que tout, à leur avis, était en règle, les vigiles la laissèrent passer. "Très bien madame. De toutes façons, avec une guitare, vous pourriez pas faire grand mal... L'entrée des artistes est à gauche."
Se faufilant donc vers ladite entrée, elle se dirigea jusqu'à l'orchestre, où se trouvaient déjà pléthore de musiciens, sortant sa guitare en observant les personnes occupant les lieux : uniquement des membres du cartel des frères Nazario, tous armés jusqu'aux dents. Ceux-ci, justement, étaient occupés à discuter entre eux à une table au centre ; voilà exactement ce que Mariquita espérait.
Comme un tic de musicien, elle commença à jouer de son instrument en faisant mine de tendre l'oreille, jusqu'à ce qu'elle mette naturellement la main à celle-ci, touchant sa boucle d'oreille.
Celle-ci disparut alors dans une petite fumée qui gagna le plafond... Avant de se changer en Coatl, un serpent gigantesque à plumes vives qui sortit en brisant le plafond, à l'effroi des convives présents. Profitant de l'occasion détournant l'attention de tout le monde, Mariquita raffermit sa poigne sur sa guitare, qui se changea elle aussi en un fusil, avant de tirer une unique balle d'obsidienne qui éclata le crâne du premier frère Nazario, avant de se briser à la sortie, tuant le second Nazario par projection d'éclats.
Toujours dans la cohue, et prétextant donc une fuite par frayeur, elle rangea l'instrument et quitta la scène par la sortie des artistes, le Coatl la suivant en redevenant fumée.




"Un total d'un million cent mille pesos, hé ! Pas mal du tout, pour une affaire de dix minutes !" Voilà ce que se disait la Scion, à présent loin des quartiers où elle a commis son méfait, se baladant à pied dans un endroit plus sécurisé. *Il est temps d'annoncer la nouvelle à Leon ; de toutes façons, j'ai le temps...* Ce fut sur ces dernières pensées qu'elle se dirigea vers un hôpital qu'elle commençait à bien connaître. Se dirigeant vers l'accueil, Mariquita héla un infirmier : "S'il vous plaît... Je voudrais rendre visite à monsieur Carno. Leon Carno."
- Oui, bien sûr madame ; prenez l'ascenseur jusqu'au dernier étage, chambre 11. Cependant, son état a encore empiré malgré les meilleurs traitements, vous savez, je ne pense pas qu'il soit apte à vous percevoir...
- Alors prenez un million soixante mille sur mon compte en banque et allouez-les à son traitement. C'est un ordre.
- Heu... Très bien, madame, mais... Nous n'avons pas votre compte...
- Mariquita Carno. L'hôpital dispose de tout le nécessaire pour la transaction, vous n'aurez qu'à demander !
- Hum... Bien, madame. Pardonnez moi de mon indiscrétion, mais... Vous êtes donc la personne qui a déposé hier vingt millions pour son traitement ?
- C'est ça, gamin ! Et oublie pas de le crier bien fort, tout le monde l'a pas entendu !"
Mariquita, froissée par une telle indiscrétion, termina alors brutalement l'échange, se dirigeant vers l'ascenseur.
Une fois arrivé vers la chambre 11, elle frappa à la porte. Personne ne répondit, évidemment. Elle entra alors, prévenant d'une voie légèrement brisée : "Hola, hermano..." Derrière la porte, l'attendait le même spectacle habituel : une chambre triste et froide, à désagréable odeur de désinfectant, avec pour simple mobilier une chaise, une table avec un vase rustique, et un lit dans laquelle se trouvait un véritable cadavre humain, décharné et maintenu en vie uniquement par pléthore d'appareils. Créant alors un bouquet de fleurs qu'elle déposa dans le vase, Mariquita s'assit sur la chaise, et commença à lui parler. "Franchement, je sais pas si tu m'entends, mais... Ca fait du bien de te parler, comme si tu étais encore... Comme avant. Avant ta leucémie, et le coma qui en a résulté, tu étais toujours le premier à parler, tu sais ? Et dans un sens... Peut-être que ça t'aidera à t'en sortir.
J'ai été encore obligée de tuer pour toi. Enfin, pour toi... Ton traitement. Avec un vingt-et-un millions cent mille pesos pour tes soins, on peut s'en sortir !
...
... Oh, à quoi bon. Qui est-ce que j'essaie de tromper ?"
Fit-elle pour elle-même d'une voix lassée. "Ca va faire un an que je dis la même chose. Et un an que tu ne fais que t'enfoncer de plus en plus dans le Miclan... En plus, je suis de moins en moins à l'aise à l'idée de devoir refroidir des gens pour que toi tu ne refroidisses pas... Mais c'est le seul moyen de payer tes soins, une ultime chance pour toi de t'en sortir.
Ces vingt millions, tu sais où je l'ai eu ? Un type au téléphone me l'a offert contre le fait de devoir trahir quatre Scions, et de saboter la Fontaine de Jouvence. En y réfléchissant, c'était loin d'être moral... Mais c'était une occasion à ne pas laisser passer. Je suis contente qu'ils ne soient jamais revenus : nous n'aurons jamais à nous recroiser, et ils ont dû imputer le crime à un quelconque Titanide. Enfin, si tu étais là, tu dirais probablement que c'est tout à fait normal de vouloir faire ça, privilégier la famille aux inconnus... Si tu étais là, tu..."

Tentant de sourire pour faire bonne mesure, celui-ci retomba aussitôt lorsque, laissant ses émotions jaillir comme à l'accoutumée, Mariquita fondit en larmes sur le corps de son frère.

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Partie 3B : la Sirène et le Général

Message par Dr. Bard le Dim 2 Oct - 18:19

Île de la Fontaine
Mariquita posa le pied sur le sable de l'île, alors qu'une légère pluie s'était déclarée. Prenant des vêtements imperméables, elle se tourna alors vers les Guerriers Léopards qui l'avaient amenés jusqu'ici : "Ca ira, merci. Vous pouvez rentrer, je me chargerais du retour. Oh, et pensez à racheter un système de chauffage, depuis que le Yoruba l'a démonté, on commence à bien sentir le froid." Ceux-ci, trop contents d'avoir fini leur service, reprirent le bateau avant de le démarrer, et de quitter la Scion.
Celle-ci observa les environs : décidément, il y avait bel et bien eu un... Gros problème ici. Un énorme navire de corail était échoué dans la forêt, tandis que des résidus de sang et d'explosions étaient encore visibles sur la plage. Passant sa main sur le corail, elle comprit instinctivement que celui-ci était conçu par un grand créateur, manifestement divin. *Eh bien... Cela me sera probablement utile.* Le corail se désagrégea en fine poussière qui s'amassa dans une de ses poches.
Peu assurée, et se demandant si elle n'aurait pas dû prendre ses armes, Mariquita décida de s'enfoncer davantage, en direction de la forêt, et plus précisément de la position de la fontaine qu'elle connaissait tant. D'autant plus qu'elle se sentait épiée par quelque chose, alors qu'elle se trouvait sur la plage.
Une fois arrivée, elle remarqua cinq monticules de terre se trouvaient alignés sous un arbre, telles des tombes rudimentaires. Les écorces des arbres encore noircies de sang et les légers crépitements dans les branches n'indiquaient, encore une fois, rien qui vaille ; mais saisissant son courage à deux mains, la Scion s'avança jusqu'à la fontaine.

Celle-ci, comme prévu, n'avait pas bougé depuis la dernière fois ; le contraire aurait été inquiétant. Toujours en pierre, toujours couvertes de symboles, toujours sans rubis, toujours sèche. Voilà qui rassurait l'Aztèque quelque peu : au moins quelque chose lui était familier ici. Cependant... Elle fut interrompue dans son inspection par un grand fracas de métal au loin, sur la plage. Alertée par le bruit soudain, Mariquita se redirigea en hâte vers la source du bruit, se demandant avec appréhension ce qui pouvait faire un son pareil.
Le bruit venait d'un tank, manifestement russe, qui venait de passer un portail, bien qu'il semblait en état déplorable. Un jeune homme moustachu était penché sur les chenilles, donnant des coups de pied dedans par frustration. "Чертовы съемные части Казахстана... Здесь по крайней мере, это было бы не так !" Mariquita n'avait jamais vu cet homme. Mais celui-ci, la remarquant, la regarda immédiatement dans les yeux et lui demanda, en espagnol : "Belle journée aujourd'hui, madame Carno. Enfin, j'aurais préféré qu'il ne pleuve pas. Vous pourriez m'aider à réparer cela, s'il vous plaît ? J'ai eu quelques... Problèmes en franchissant la barrière dimensionnelle." D'abord surprise, l'Aztèque répondit alors : "Je, heu... Vous devez vous tromper de personne, je suis... Leya Beas. Et je - Oh, s'il vous plaît, Mary, pas de ça entre nous ! Vous n'espériez tout de même pas tromper l'une des hautes têtes du KGB, fils authentique de Staline ! Je sais déjà qui vous êtes. Et rien qu'à votre visage, je peux déjà dire une bonne trentaine de choses sur votre passé, votre présent... Comme votre avenir." L'homme se releva, l'air confiant, faisant apparaître l'odeur du sang sur la neige et les sons conjugués d'un marteau frappant l'acier et d'une faucille taillant de l'herbe. Mariquita se contenta de rire nerveusement, troublée par sa dernière phrase. "Ha ! Si j'avais su qu'un Scion Russe allait débarquer devant moi par erreur... N'est-ce pas ?" L'inconnu sortit alors un couteau de sous sa chemise, commençant à jouer avec : "Ca, madame, j'aurais bien aimé, mais ce n'est pas le cas. En fait, je suis là pour... Une correction.
Nous étions quatre et demi à vouloir récupérer la propriété de cette fontaine se trouvant ici ; néanmoins, il se trouve que... Nous n'étions pas seuls. Le combat était inévitable, d'autant plus que la présence d'une Orion parmi nous augmentait drastiquement les chances de conflit ; mais je peux vous assurer que cela a fini sur un bain de sang. N'est-ce pas ce que vous souhaitiez, Carno ?"
Il s'approcha d'un air plus inquisiteur, un pas de plus à chaque phrase. Une hécatombe servant à protéger votre propre intérêt ? Gagner du temps pour profiter de la Fontaine seule, sans même la mentionner intégralement à la Bureaucratie Céleste ? Et tout ça... Simplement pour de l'argent ? Il était à présent extrêmement proche d'une Scion paralysée par l'effroi de voir quelqu'un qui en connaissait autant. Un sourire cruel éclaira son visage. "Oui, je sais tout. Le général n'est-il pas censé préparer le terrain avant d'envoyer ses soldats à la mort ? Malheureusement pour vous... - Ecoutez, écoutez, stop ! C'est un malentendu ! Vous n'avez aucune preuve !" Mariquita était à présent en panique, sans armes, face à une personne avec un couteau. Ses mains se dirigèrent vers ses boucles d'oreille... Avant de hurler de douleur et tomber à genoux, les tendons fendus par une attaque au couteau qu'elle n'avait pas pu anticiper. Le Russe continua, l'air toujours plus menaçant. "Bien. Comme je disais... Malheureusement pour vous, vous avez laissé de grossiers indices trahissant cela. Qu'arriverait-il si je me présentais comme témoin de cet acte honteux face à votre père ? Ou mieux, à votre oncle ?" Mariquita ne répondit pas, tant par douleur que par connaissance de la question rhétorique. Si Quetzalcoatl, ou pire, Tezcatlipoca, était mis au courant, alors son frère allait probablement être débranché pour trahison, afin de nourrir les Tzitzimines... Ce qui était précisément la pire chose qui arrivait à passer dans son esprit, la transperçant de visions impitoyables. Le Scion continua, jouant avec ses nerfs. "Devrais-je vous offrir une mort rapide, ou bien devrais-je vous laisser en vie ? Lequel serait le meilleur châtiment pour un acte aussi abject ?" Je suppose que je vais faire preuve de clémence et vous tuer tout de suite. Après tout, une vie pour compenser les cinq que vous avez ôté il y a quelques jours..." Mariquita, finalement résolue, cessa de trembler.
Et lui montra son coeur. "Frappez fort." Le Russe sourit. Au moins, sa mort allait être plus honorable que sa vie... D'un coup de poignard, il lui trancha les artères. D'un second, il le fit cesser de battre, et Mariquita Carno s'écrasa au sol.
Il se tourna vers l'eau, où une silhouette familière était présente : "Annie, merci de m'avoir couvert." L'ondée se creva, laissant apparaître une sirène métissée lui levant le pouce. "Bravo d'avoir fait cela, Pietr. Elle ne méritait pas la vie." Elle s'approcha du sable : "Et maintenant ? Qu'est-ce qui est prévu ?
- Je vais prévenir la Bureaucratie Céleste et tout leur expliquer, en demandant de relayer l'information aux Teotl. Sa mort n'a rien arrangé, et c'est tout compte fait le résultat préférable... Huh ?"
Le visage d'Annie tourna au pâle, pointant du doigt le corps de l'Aztèque. Lorsque Pietr regarda, il fut trop tard : un poing s'écrasa dans sa figure, le faisant tomber au sol, tandis que le corps de Mariquita, totalement intact, se relevait, en fureur. "Imbéciles... Où est passée l'eau de la fontaine, à votre avis ? Et c'est moi la traîtresse ? Avec un semi-Scion ne tenant pas ses promesses au nom de la justice ? Avec une Orion qui n'hésite pas à coopérer ? Collaborer ? Huhuhu... Les rôles sont inversés maintenant. Le railleur est devenu le raillé, et " Sa dernière phrase fut hurlée, un Macahuitl de bois pétrifié apparaissant dans ses mains : "Je ne mourrais pas !" Pietr se remit expéditivement sur place, son couteau dans les mains et créant une moto Oural, tandis que la Sirène sauta dessus, prête à en découdre. "Je suppose que nous sommes prédestinés à nous battre ensemble, à présent..."
Ce fut un fantastique ballet mortel, chaque parti tentant de repousser les assauts effrénés de l'autre tout en tentant de lui asséner le coup fatal. Esquive, parade, feinte... Tout passa, les pouvoirs régénérants de l'Aztèque compensant l'avantage numérique de ses adversaires. Jusqu'à ce que Mariquita fasse un mouvement peu réglementaire : elle se jeta volontairement sur le chemin de la moto, tout en sautant juste assez tard pour pouvoir éviter l'impact... Et bloquer la pédale d'accélération. Annie étant provisoirement hors-course, elle se laissa poignarder une fois de plus, profitant de cette distraction pour faire une clé de bras à Pietr, et le renverser au sol tout en gardant le contrôle tant de la prise que du couteau.
Ainsi, l'Aztèque le regarda droit dans les yeux, prête à asséner le coup fatal. "Tu ne diras plus rien." D'un coup de poignard, elle lui trancha les artères. "Je continuerais mon oeuvre." D'un second, elle le fit cesser de battre. "Il n'y aura plus aucun témoin..." D'un troisième, elle laissa un flot de sang jaillir. "...Je les tuerai tous." D'un quatrième, elle réduisit le torse de son adversaire en pulpe. "...TOUS !" Laissant son adversaire déjà refroidi depuis longtemps, elle se releva et regarda autour d'elle : aucune trace de son second adversaire. Bah. Elles allaient se retrouver. Portant la main à ses boucles d'oreilles, elle fit apparaître son Coatl, avant de le chevaucher et de quitter cette île maudite.

Une demie heure plus tard, un officier de l'armée Rouge, portant l'uniforme du marshall d'été de l'Union Soviétique, arriva d'un portail. Il lui fit le salut militaire, avant de le prendre dans ses bras. "Pauvre Pietr... J'ignore si vous arrivez à m'entendre. Mais en tout cas, je vous ramène à votre père... Vous avez parfaitement effectué votre travail. Bravo, général."

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Préquelle 7 : Laissé de côté

Message par Dr. Bard le Mer 12 Oct - 21:19







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Préquelle 8 : Suçeur de sang et pompeurs d'air

Message par Dr. Bard le Sam 5 Nov - 23:28

En ce 10 Novembre, monsieur Lucas Yirawala n'avait... Pas grand chose à faire. Dans la rédaction du journal où il travaillait, un grand nombre d'employés étaient partis du bâtiment principal, de telle sorte qu'il ne restait à présent plus que lui. Enfin, lui et les stagiaires. L'absence du personnel était encore plus flagrante là où il était affecté, aux petites annonces ; pourtant, il restait fidèle au poste, sachant que bientôt allait arriver l'un des plus fidèles abonnés des petites annonces du journal.
Ce fut en pensant à cela qu'il fut interrompu dans ses cheminements par le téléphone de son bureau, qui se mit à sonner. Fidèle au poste, il décrocha, se doutant néanmoins de la personne à l'autre bout du fil : "Rédaction du Era Post, bureau des petites annonces, bonjour ?"
- Oui, monsieur Yirawala, c'est moi. Pourriez-vous me faire entrer, s'il vous plaît ?"
Effectivement, il s'agissait bien de celui auquel pensait Lucas : son accent français l'a trahi. Il lui ouvrit la porte depuis l'interphone : "Bien sûr, monsieur Mainrais." Après quelques minutes, celui-ci entra dans le bureau : un grand homme aquilin, entièrement vêtu de noir, portant à la main un large parapluie replié, servant d'ombrelle ; d'un âge indéfinissable, il rayonnait de beauté malgré son albinisme apparent. Il serra la main de Lucas en le saluant, et celui-ci lui posa la question rituelle : "Pas trop chaud, avec un accoutrement pareil ?
- Comme chaque semaine, monsieur, comme chaque semaine. Je suppose que vous imaginez ce que je voudrais demander ?"
Lucas Yirawala sourit. "Evidemment, comme chaque semaine." Il récupéra un fichier sur son ordinateur portable, avant de le lire à voix haute : "Cherche domestiques pour aider le quotidien d'une personne aimant s'entourer mais très éloignée du reste de la civilisation. Doit être prêt à voyager régulièrement de la ville à son habitation. Bonne paie (1500 dollar australiens par mois minimum), possibilité de loger sur place à négocier. Toute qualification appréciée. J'imagine que ça vous va, n'est-ce pas ?
- Oui, mais cette fois... Je voudrais augmenter le prix minimal et le passer à 2000 dollars australiens. Les derniers postulants n'étaient pas assez motivés et ont rapidement quitté le service, comprenez..."
Lucas était exhorbité par la nonchalance de cet homme à augmenter autant le salaire de ses employés. Mais bon, son travail n'était pas réellement de poser des questions. Il modifia donc l'annonce en conséquences. "Eeet voilà. Votre annonce paraîtra demain, monsieur Marais.
- C'est décidément un plaisir de me retrouver avec vous, monsieur."
L'homme sortit un carnet de chèques, et nota la somme habituelle pour une petite annonce. "Bien, sur ce, je dois y aller. Bonne journée à vous, et souhaitez mes salutations à votre femme." Et, reprenant son ombrelle, il s'en alla.
Lucas, lui, restait pensif : Stéphane Mainrais était décidément quelqu'un d'agréable, quoi que parfois un peu étrange. Toutes les semaines depuis maintenant un mois, il n'hésitait pas à quitter sa demeure, à trois heures de la ville, pour passer la même petite annonce. Et d'après ces dires, bien que cela marchait, il devait réitérer l'offre chaque semaine.




Stéphane soupira de soulagement lorsqu'il vit apparaître au loin la silhouette de ses appartements, en plein milieu du désert : il faisait si chaud, dans cette voiture... Malgré sa froideur interne. Se garant sur le petit parking qu'il avait fait aménager, il fut toutefois surpris de voir trois personnes inconnues l'attendre devant la porte. *Eh bien, je sais le Era Post rapide, mais tout de même ! Qui peuvent bien être ces gens ?* Sortant de la voiture et déployant aussitôt son ombrelle, il se dirigea vers les trois inconnus, deux hommes et une femme, qui semblèrent échanger des signes de tête à sa vue : "Madame, messieurs, bien le bonjour à vous. Que souhaiteriez-vous faire ici ? L'un des deux hommes, un jeune homme noir en costume élégant, lui tendit la main : "Bonjour monsieur Mainrais, nous étions venus pour... Il fut interrompu par le second homme, un nain barbu plus âgé, qui tendit à Stéphane une petite valise : "...Pour vous confier ceci." Au jugé du regard noir que lui ont lancé ses deux camarades, ça ne semblait pas être ce qu'ils avaient prévu. Le Français récupéra alors la valise et l'ouvrit. Il ne vit qu'une valise remplie d'explosifs puissants, et remarqua du coin de l'oeil le nain qui lui lança un regard sardonique tout en appuyant sur un bouton de son téléphone.
L'explosion qui en suivit détruisit tout le manoir, et pulvérisa également feu Stéphane Mainrais. Le trio d'inconnus ne sembla s'en sortir que grâce à la jeune femme, qui invoqua une targe suffisante pour protéger son groupe des débris et de l'explosion en elle-même. Lorsque tout sembla s'être arrêté, le nain fut bombardé de reproches et de remarques, un ton horrifié tant qu'affolé dans la voix des deux : "Kaspar ! T'as complètement fondu un circuit, mon pauvre !
- On avait dit de ne s'en servir qu'en DERNIER RECOURS ! A cause de toi, des dizaines de Mortels sont décédés !
- Et il se serait passé quoi, si Virginie n'avait pas pu invoquer sa targe, hein ?
- Oh, oh, on se calme ! Par Odin, vous savez pas reconnaître un moyen efficace de régler un problème ? On parle d'un type fortement suspecté de sacrifier des Mortels aux Titans, qui semble avoir une aura divine ET Titanique, toutes deux inconnues hein, qui ne rend aucun compte à la Bureaucratie, dont même les meilleurs prophètes ne peuvent rien découvrir dessus... Et de toutes façons, c'est pas toi, fils du Baron Samedi, qui aurait été gêné par la mort de tout ces types !
- Mais... Mais... C'est MEME pas la question ! Et merci bien de me voir comme ça !
- Franchement, Albert a raison... Tu n'aurais pas dû pulvériser cette créature avec autant d'explosifs...
- O͎̗̘̫͚̬h̼͓̰͕̝ ͍̲̮n͚̲̻ọ̞̱̙̘̰n̳̟̝.̭̖̪̗̪̟ ͚͚̤͖̰ͅḬ̺͚̱̗͕l̼̲̺͚ ̬͚̭ṇ̣̦̺̮̹̱̠'̳̟̭͔a̤͍͈̦̭u̗͉̤̺͔̳͉̥ͅr̘̤a̜̼̗̯i̻̦̗̟t̖̟̺̻ ̰̭p͍͕̣a͈̙̺̤s̘̥͍̠̲͈ ̠̱͇̜̦d̩̜̙͓̟̳û͔͇̠̦̖͖͍̮,̥̤̠̘̣̥͚͚̼ ̙̼̬̰̭ç͉͍̲̯̲ͅa̺̙̬̫̼ ̺̞n̜̥͔̟̖͓̣̦o̮̰̥n̪͖̙̝̹͕.̗̥̯̤"
Le trio se retourna... Mais rien n'avait bougé. Enfin, jusqu'à ce qu'une sorte de liquide suintant de tout les débris revienne s'agglomérer en un seul point, reformant ainsi Stéphane Mainrais. Néanmoins, de nombreuses choses semblaient avoir changé chez lui : il n'était pas tout à fait intact, car son corps et ses vêtements semblaient avoir fusionné en un seul organisme sombre et quelque peu distordu. Il pencha la tête sur le côté et sourit d'un regard menaçant, révélant des crocs acérés. "Monsieur Kaspar, vous regretterez d'avoir voulu interférer avec moi." En toute réponse, la dénommée Virginie invoqua une lance et sa targe, tandis qu'Albert se contenta de conjurer une canne à pommeau, et d'allumer une cigarette... Puis la lança au sol, faisant apparaître divers esprits éthérés de la fumée, ceux-ci semblant être les fantômes des domestiques. "Ecoutez, monsieur Mainrais, tout cela est un malentendu... Je ne souhaite pas me battre, et...
- La ferme ! Vous avez tenté de me détruire ! Néanmoins, merci de me faciliter..."
Il claqua des doigts, et les esprits semblèrent aussitôt échapper au contrôle d'Albert, le regardant avec hostilité. Stéphane toisa Virginie, qui le regardait à présent avec défiance. Se mettant à charger sur elle, ou plutôt à glisser dans une forme qui n'était même plus tout à fait humanoïde, la jeune femme leva son bouclier, déclenchant son thème musical en une fraction de seconde. La musique perdit soudainement en qualité, comme parasitée par une présence étrangère.
Il passa à travers et la heurta de plein fouet, la faisant tomber à terre avec la puissance d'un train.
La musique s'était à présent tue. Virginie, groggy, fut soulevée par le col par la chose qui fut Stéphane auparavant... Enfin, jusqu'à ce qu'il vit Albert lever une arme à feu tremblante vers lui ; de toute évidence, cet homme n'avait pas l'habitude d'avoir des armes avec lui : il tirait tellement mal que non seulement l'arme lui échappa des mains par le recul, mais en plus... La balle toucha la mauvaise personne. Lâchant alors le cadavre de femme qui était à présent dans sa main, Stéphane regarda droit dans les yeux le jeune homme, aux yeux révulsés dans la peur, et lui dit un simple mot d'une voix ferme : "Lâche cette arme, mon garçon ; elle ne te servira pas face à moi." Ne comprenant comment, Albert se sentit obligé de répondre à cet ordre, mais se maintint à sa canne par sûreté, la serrant jusqu'au sang. En hurlant, il se jeta sur la chose face à lui, qui se contenta d'entonner un chant terrifiant qui secoua l'âme de tout ce qui l'entendait : tout les gravats à proximité se soulevèrent alors, et changèrent tous pour une forme différente. Certains s'enflammèrent spontanément, d'autres se constellèrent d'éclats de glace, tandis que d'autres allèrent jusqu'à se changer en rats et chauve-souris. Puis tous se projetèrent vers le pauvre Albert, qui, assailli de toutes parts, fut écrasé au sol, les os pulvérisés de toutes parts, et avec d'énormes hémorragies internes. Stéphane s'avança vers lui, et lui saisit la canne des mains du garçon, alors qu'il tentait de psalmodier quelques mots. "Non merci, mon petit. Tu n'auras pas de soins.
Honnêtement... Je ne voulais pas te tuer, petit, tu as été le plus poli de mes invités. Considère ce que je vais faire comme une bénédiction ; tu ne pourrais guérir toutes tes blessures de toutes façons, et même en goule, tu serais trop fragile."
Ce fut sur ces dernières paroles qu'il lui asséna un coup fatal de canne à pommeau dans le crâne.

Une fois cela terminé, Stéphaine Mainrais se dirigea vers le dénommé Kaspar, qui, tétanisé, s'était carapaté derrière un débris. Il le saisit par le col et le leva jusqu'à lui : "Nous y voilà, Kaspar. Tu sais ce que je hais chez toi ? Tu es un lâche. Tes amis sont morts pour ta faute, sans que tu n'aies fait quoi que ce soit, malgré les armes que tu as accrochées à la cuisse. Penses-tu vraiment que Thor, ton père, aurait apprécié cela ?"
- Heu, eh bien...
- Tais-toi, immondice. Donne moi ton portable."
Une fois celui-ci donné, Stéphane composa le numéro qui menait à la Bureaucratie Céleste, avant de parler en Chinois impeccable : "Ne laissez plus vos déchets traîner chez moi..." Il s'interrompit pour trouver un nom. Stéphane Mainrais ? Non. Mais en contractant un peu, il y avait de quoi prendre un bon pseudonyme... "...Samain, Sire et Dieu des Vampires de ce monde. Voilà ce que je fais d'eux." Et la Bureaucratie put entendre un bruit affreux de succion, ainsi que les derniers hurlements de Kaspar. Puis Samain détruisit le portable, jeta le corps au sol, et se sentit immensément fatigué et las. Être sous le soleil depuis si longtemps l'avait considérablement affaibli, de même que ce combat, et l'explosion en elle-même. Pourtant, il fallait bien trouver un endroit pour lui où se reposer, parmi les gravats... Même si, encore heureux, la cave n'avait pas été affectée. Il fit quelques gestes de la main, et vit avec satisfaction son habitation se reformer d'elle-même, rembobinant le schéma de l'explosion pour reformer une bâtisse en parfait état. Encore plus faible qu'auparavant, Samain décida qu'il était temps pour lui d'aller se coucher immédiatement.
Au moins, il avait réellement besoin de nouveaux domestiques, pour une fois.

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Re: [Scion] Les Coulisses de la Symphonie

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